Je pense pas qu’il soit parti sans se faire un peu de peine. La ruelle étroite comme les canaux du coeur, les bruits qui rebondissent sans se perdre sur des toits de tôles et des frontières de briques, un coin où les choses comme les sons pouvaient pas se perdre. Je pense pas, finalement, qu’il soit parti sans chigner un peu.
C’est peut-être parce que la cour derrière la vieille place de 110 ans. Peut-être parce que les feux à se faire le sang-froid jusqu’à le rendre assez chaud pour les nuits de vernis. C’est peut-être aussi la voisine. La madame aux Fleurs, aux mots de lettres et aux seins libres et quinquagénaires qui parlent de Proust comme on élève les cochons.
À moins que ce soit le peuple huron, avec ses volontés de rester aussi fort que les envies de partir, à mourir entre les traditions et les époques qui reviennent. Ou bien c’est du coeur, simplement, celui trouvé comme ceux cherchés pour pas crever seul au pied des chutes à même pas espérer des pompiers.
Je pense pas qu’il soit parti sans se faire un peu de peine. La peine des mots qui viennent avec les cris et les chants des oiseaux, cet animal un peu femme dont le strident et la musique ont la même valeur aux oreilles de l’homme. Je me demande s’il aura la même gueule pour Québec que la fois où il est arrivé pour rester, triste et arriviste, comme on le fait chaque fois dans le coeur des femmes.
Je pense pas qu’il soit parti sans un peu de peine. Sans sa rengaine, sa haine, l’haleine des nuits blanches et des autres d’amour, je pense pas qu’il soit parti, autrement que pour cette celle à qui on fait blanchir les étoiles, puis un peu de lune.
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C’t'ait l’alcolo.
Publié dans L'alcolo, famille, sacrer | 4 Commentaires »
Faut vous dire que c’est l’alcolo qui vous écrit ce soir. C’est pas souvent que je squatte son espace. Il faut qu’il se passe un certain nombre de trucs graves, et là c’est pour vous dire que le compte y est. Puisque je suis rendu orphelin de blogue et que j’ai pas envie pour l’instant de me remettre de façon permanente à la plume, on va faire par ici. Allez, je vous raconte.
On est en plein déménagement, un vrai de vrai là, sans bras, sans camion, sans grand bonheur. Il y avait bien le beau-frère qui venait faire son tour pour ramasser ce qui autrement serait resté comme “paye au suivant”, mais c’était pas assez. Dans ce temps-là, quand je sais plus où me faire la joie, je pense à Kentucky. Oui! Oui! PFK mesdames (parce qu’il y en a pas mal de dames qui lisent ici je pense.) Et moi du Kentucky c’est avec la salade de choux, avec plein de salade de choux, pis de macaronis vous saurez aussi. Mais à la fin, comme un dessert. Sans ces ingrédients, moi le PFK, c’est foutu.
Pour vous dire que la Fêlée est tout allée chercher ça. Le quinze morceaux, plein de sauce, trois salade, des assiettes de cartron pis les tites fourchettes dans le saragne rap. Pour vous dire aussi que malgré toute mon insistance, le beau-frère a voulu faire son assiette lui-même. Pour vous dire qu’il a commencé par tremper sa fourchette dans MA salade de choux préférée. Pour vous dire qu’il l’a léché pour ensuite la tremper dans la salade de macaronis. Pour vous dire qu’il a reléché pour aller dans la salade de patates. Pour vous dire que j’étais en beau christ.
Il s’est léché les doigts aussi. Mais j’avais l’oeil sur le baril, je vous jure. Tout en moi grognait comme le chien devant son os. Une scène mâle OK!
* * *
Épouse elle est contente, notre chien grandit, tiens, prenez là, il a découvert sa sexualité sur mon tibia droit. Il a été quitte pour un coup de pied, et épouse de dire: “Ayoye! Ta jambe droite, ce sera à jamais sa première. Il va toujours la regarder avec nostalgie!”
* * *
Une journée de cul, et j’avais besoin de vous le dire.
Publié dans L'alcolo, Les ex, cauchemar, frustrations, sacrer | 6 Commentaires »
juin 25, 2009 par lafelee
Il y a des Je t’aime qui sont mieux placés que d’autres. Des Je t’aime qui ne sont pas la pour meubler les silences. Des Je t’aime qui ne servent pas qu’a rassurer l’émetteur espérant une réponse. Des Je t’aime qui ne sont pas émis machinalement, par habitude. Il y a les vrais, les sentis, les bien placés, comme celui auquel j’ai eu droit hier.
Celui qui, quand on me tire le tapis sous les pieds, me rassure moi, le recevant comme un cadeau. Celui qui veut dire “I know your life sucks right now but I am right here for you”. Celui qui dit “appuie toi sur moi, je vais te porter un instant”. Tant dans le moment que dans le ton, celui qu’on sait qui veut dire tout ce qu’il ne dit pas. Le Je t’aime vrai.
C’est encore lui qui fait les meilleurs Je t’aime. Je ne vous en parle pas souvent, il se fait timide l’Époux. Mais il est la, a sa façon pour moi même quand je suis a des miles de penser qu’il y est. Hier soir il était la, au bon moment, avec son Je t’aime comme lui seul sait le dire, comme le seul que je veuille entendre. Je t’aime aussi, vrai.
Publié dans couple, enfant, famille | Taggé Je t'aime, merci chéri | 4 Commentaires »
juin 22, 2009 par lafelee
J’aime pas ça perdre mon temps! Pas que je sois super occupée, ça va merci, mais quand même, je suis pas patiente pour aller pour la quatrième fois entendre la même chanson à la réunion de parents en vue du camp d’été cette année. Je pense que si j’ai bien fais ça les 3 années précédentes, ça devrait encore bien aller cette année.
Crème solaire FPS 90, boite à lunch pas de pinotte, bouteille d’eau sans sucre ajouté, maillot de bain à l’épreuve du feu et casque de bain et serviette avec le nom écrit dessus en arial 12 points, blah blah blah toujours la même chose. C’est pas parce que l’été passé et l’autre d’avant on a pris Off de camp d’été que les choses doivent avoir beaucoup changées. Je gage que non bon.
Ce soir je ne suis pas allée à la réunion de parents dans la salle où il fait toujours trop chaud avec des parents que je ne connais pas et n’ai pas envie de connaitre. Me suis pointée dans la porte, ai mis ma face de “niaise moi pas” et j’ai demandé à la fille au nom bizarre de me donner SVP les documents à lire et remplir et je suis repartie prendre une marche avec la Puce, c’était plus amusant.
Je remplissais les documents tantôt… et j’ai réalisé que je sais même pas c’est quand le premier jour du camp d’été.
Publié dans enfant, frustration, frustrations | Taggé je trouverai bien, je vais pas me fâcher, non mais écrivez le sur la feuille! | 4 Commentaires »
juin 18, 2009 par lafelee
Hier c’était mon check-up annuel chez le docteur de l’entre-jambe. C’est une madame pas très souriante mais fort efficace. D’ailleurs on dirait que je ne vois que ça, des médecins pas souriant, antipathique mais efficace. Mon autre docteur, celui que je vois pour tout ce qui ne se passe pas 6 pouces sous le nombril, il est désagréable comme personne mais efficace comme pas un! Sauf que lui je l’ai jamais laissé s’occuper de la fabrique de bébé,vous me trouverez étrange mais j’arrive pas à accepter qu’il mette ses doigts là. Na. No way.
Quand on va chez l’ob-gyn, on a toutes un seul souci: faire ça propre! On se douche, on met les bobettes propres pas celle trop petites ni celles avec un trou, et on met la brassière nette, pas celle qu’on avait la veille et si elle n’a pas de trous on gagne 5 points. Alors je fais ça comme une grande, je suis pressée, je me dépêche, je prépare mon linge, amène ça dans la minuscule salle de bain, me douche me dépêche et … la brassière propre pas de trous est tombée dans la toilette quand j’ai voulu la prendre pour la mettre!!! *face de désastre* (non, chez nous on ne se casse pas la tête avec le couvert de la toilette relevé ou fermé. Il est comme il est, datsitdatsall.)
Deux options s’offrent alors à moi: y aller commando, ou mettre la brassière d’hier. Ouais parce que les autres options sont au lavage et le lavage ben je l’ai pas vraiment fait cette semaine. Triple honte. Sortir sans brassière, mis à part pour aller dans le bois, c’est pas vraiment moi. J’ai la gravité qui joue contre moi et une tite gêne aussi. Mettre celle d’hier…j’entends ma mère s’en offusquer; Elle va penser que t’es pas propre, ou que t’es pauvre! Ouais, ben moi pis mon col d’utérus on s’en fiche de ce qu’elle a pu penser. L’objectif n’était pas d’impressioner madame docteure, mais de prévenir les problèmes beaucoup plus grave qu’une brassière louche. Mission accomplie!
Publié dans santé, spm | Taggé gynéco, mais oui j'avais flushé avant la douche, quand même ouache, soutif à la mer! | 15 Commentaires »
juin 16, 2009 par lafelee
Je pense que je viens de me sauver des années d’études. J’ai compris là en un instant la raison des dédoublements de personnalité. C’est que des fois, quand trop de choses font chier, il est agréable pour un instant d’être quelqu’un d’autre. Aujourd’hui je veux être juste la Fêlée pixelisée, je veux qu’on christ patience à mon vrai moi en chair plus qu’en os.
En ce moment it’s not good to be me. Bof c’est rien de grave, juste un léger sentiment d’échec. Aucun impact (pour assouvir votre curiosité) sur le chèque de paye ni sur les enfants ni sur la vie de couple ou la famille mais ailleurs oui. Impacts que je vais devoir trainer encore un boutte. Dommage collatéraux que ça s’appelle parfois. Moi je dis connerie. Je gère mal les échecs. Surtout quand ils auraient pu être évités.
Je veux juste être la Fêlée aujourd’hui. Je veux juste prendre le téléphone et envoyer chier qui j’en ai envie sans avoir d’excuses à présenter ensuite ni d’explications à donner, faire “delete” si je l’assume pas ou si ça dégénère. Je veux juste pouvoir prendre mes mots, pas les mots qu’il faut. Je veux juste pouvoir dire ce que je pense, pas le dire comme je pense que ça doit se dire en pareilles circonstances.
Je peux pas hein. Vous voulez pas je sais. Vous allez me dire que ça se fait pas blah blah blah. Je sais. C’est pour ça que je gère mal l’échec, c’est que je peux pas le gérer comme je le voudrais. Si j’étais vraiment la Fêlée, je pourrais prendre le billet qui a été de travers et le réécrire, pourrais prendre le vidéo qui ne va pas bien et le refaire. Mais moi, je peux pas reprendre la réalité et la refaire. Fait chier. Et le pot de crème glacée qui est vide. Merde!
Publié dans frustrations | Taggé déjà hâte à la prochaine fois, faudrait apprendre à la fermer, le mal de tête qui en rajoute, solidarité pouhahaha | 6 Commentaires »
juin 11, 2009 par lafelee
Je suis tellement naïve parfois. Comme ce soir, pour les muffins et la Puce. La Puce elle aime pas tellement les muffins, va savoir pourquoi. Elle est plutôt du type biscuits et assurément crème glacée, en janvier comme en juillet. Ce soir pourtant elle est rentrée de l’école en me demandant si j’avais pas envie de faire des muffins.
-Bah ouais… fait longtemps que j’en ai fait alors ça serait une bonne idée!
-Ok! Je vais appeler Jo, attends.
Pendant une fraction de seconde j’avais eu le temps de penser qu’elle avait envie de se faire un petit moment mère-fille. Pendant une autre fraction de seconde j’avais eu le temps de me dire que le goût de mes muffins maison lui manquait. Naïve je vous dis.
Jo se pointe, on fait les muffins. Je constate que la compétence en lien avec l’apprentissage des fractions sur le bulletin de Jo ne sera pas accompagnée d’une note parfaite. Je constate aussi la raison de l’engouement pour les muffins une fois ceux-ci mis au four.
-Ok là maman on va faire du crémaaaaaage.
-… (j’ai tu la face qui dit que ça me tente de faire du crémage???)
-Voui! Dans l’armoire là j’ai vu une enveloppe pour faire du crémaaaaaage!
Le crémage. Le glaçage pour les ceuze qui parle bien. Poudre en enveloppe à laquelle on ajoute du beurre et de l’eau, achetée dans un moment de “bof ça peut toujours servir”. Au chocolat sivouplait. On l’a fait. Il était prêt avant que les muffins ne sortent du four. On a fini les fraises d’hier avec du crémage au chocolat et ensuite, on a mangé chacune un muffin glaçage chocolat qui goûte le chimique.Moment magique entre fifilles s’il en est un. Mouais.
Qui cé qui a pas fait la vaisselle vous pensez?
Publié dans enfant, famille, recettes | Taggé chimique, naive, piège à moman | 2 Commentaires »
Ça fait bien 3 jours que je me dis que je suis due pour vous faire un petit billet mais le temps me fait cruellement défaut! Parce que vous savez comment c’est, on s’assoit devant cet écran en se disant que ça sera pas long, juste quelques minutes et une heure plus tard on se rend compte qu’on a pas encore fait ce qu’on voulait faire. Mais on a fait plein d’autres choses par contre!
Ça fait donc 3 jours et je pensais à vous autre, mes premiers blogues lus, mes premiers commentaires sur la pointe des pieds. Plusieurs parmis vous sont déjà partis ou sont déménagés parfois sans laisser d’adresse. J’ai eu une conversation par courriel récemment avec Raymond Viger à qui je disais: “ouais mais le web et les blogues c’est tellement éphémère”… et savez ce qu’il m’a répondu? Que c’est parce que la majorité des blogueurs traitent le web comme étant éphémère. Là j’ai été obligée de réfléchir…misère.
C’est vrai que le web permet de rapidement faire le ménage. Si j’ai écrit un billet que je n’assume pas trop, je peux le flusher. Si mes intérêts changent, je change ma blogliste, de même que si un blogueur de ma liste se met à parler de courses de fourmis alors qu’avant il avait un sujet qui m’intéressait, j’enlève son lien. Pouf! Parti. Facile comme nulle part ailleurs.
J’ai relu ici. Mes premiers billets et d’autres aussi. J’y vois un changement, et dans les sujets, et dans le ton et le style. Il me serait facile donc de supprimer ceux que j’aime moins mais je les garde. Ils font partie de moi, de ce que je suis ou ai été. Ils me permettent aussi de me rappeler de bons souvenirs, tant par les annecdotes racontées que quand je vois dans les commentaires des noms qui aujourd’hui n’existent plus dans la blogosphère. Alors à vous tous qui êtes parti discètement, je dis merci d’avoir été et aux autres qui êtes encore là, merci aussi d’être.
Publié dans blogue, relation | Taggé éphémère, blogliste, blogues, tempus fugit | 11 Commentaires »
À lire certains commentaires ici depuis quelques semaines, j’ai l’impression qu’on me confonds avec Le courrier du coeur ou le courrier de Solange, va savoir mais je trouve ça rigolo! J’ai rien contre ça qu’on utilise l’espace dans les commentaires pour parler (longuement) de son expérience ou de ses problèmes de coeur mais faut surtout pas s’attendre à une réponse intelligente de ma part. J’ai d’ailleurs moi-même un petit problème dont je voudrais vous faire part… meuh non je déconne.
Aussi rigolo quand on confond l’auteur du blogue avec le sujet dont il parle comme l’a déjà expliqué le Détracteur dans un billet. Ça m’était arrivé aussi avec l’histoire des rabais postaux de Bureau en Gros. Pauvre Gérard, il doit attendre encore son retour par la poste.
Puis ma mère qui, de plus en plus, me confond avec une autre. Elle semble penser que j’aime recevoir des nouvelles détaillées chaque fois qu’une nouvelle tumeur pousse dans le crâne de Lili et sur la façon dont on s’y prend pour la lui enlever, avec les détails du pendant et après. JE VEUX PAS LE SAWOIRE. Qu’on ne se méprenne pas, je l’aime bien Lili, je l’aime beaucoup même, elle a toute mon admiration juste pour vouloir vivre plus fort que tout le monde autour d’elle (moi y compris) semblent l’en croire capable. Mais c’est trop de détails pour moi maman. Pis ça me fait peur quand tu fais ça, je me dis que s’il fallait que ce soit moi, ça me ferais vraiment chier que tu détailles mes bobos comme ça en courriel de groupe.
Publié dans blogue, famille, frustrations, santé | Taggé ça fait du bien!, courrier du coeur, pôv gérard | 6 Commentaires »
Je suis dans une forme lamentable!!! J’arrive d’un 45 minutes de vélo avec Puce et allez surtout pas vous mettre à penser que c’est elle qui devait attendre après moi! On habite dans un secteur “plateau” c’est à dire que peut importe où on va, on doit monter ou descendre d’un ou plusieurs paliers. Aujourd’hui on descendait pour partir. Vous le saviez vous hein qu’il nous faudrait remonter pour revenir!
Le plus dur en revenant c’était qu’à toutes les 2 ou 3 minutes, Puce me disait “Regarde maman, regarde!” et ce, 5 mètres derrière moi…C’est facile arrêter et se retourner pour regarder, mais sibole repartir dans un côte, je suis donc pas équipée pour ça! Les muscles (ben oui j’en avais ça l’air!) des cuisses en compote. Je vais aller étendre tout ça sur le divan, mieux adapté à mon corps qu’un siège de bécik!
Publié dans enfant, frustrations, santé | Taggé c'est pour ça l'epo, chercher son air, mal partout, pas prête pour les olympiques, pomper l'huile | 3 Commentaires »
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