Alors voilà, comme je l’ai déjà dit à certains d’entres vous via Facebook, La Fêlée va prendre le large. Je demeure. La Fêlée s’en va. De toute façon, La Fêlée c’est une partie de moi, ce n’est pas tout moi mais une partie de moi. Ne me cherchez pas ailleurs sous le couvert d’un autre pseudonyme. J’ai une identitée que j’assume déjà sur le web, et je vais m’en tenir à celle là.
It’s been real, it’s been fun, it’s been real fun, comme on dit. Vous dire le plaisir que j’ai eu à être La Fêlée! Vous dire aussi combien parfois ça m’a été difficile de devoir garder l’anonymat. Combien de fois ais-je voulu cliquer sur Delete. Combien aussi j’ai appris sur les blogues et leur fonctionnement, leur capacité et leurs limites. J’en garderai un excellent souvenir, de nos échanges et de tout le plaisir que j’y ai pris, de la folie du Gala, des découvertes que vous m’y avez fait faire et des belles surprises que ça a amené dans ma vie.
J’ai souvent dû, pour un tas de raisons malgré l’anonymat et parfois surtout à cause de l’anonymat, garder pour moi mes plus belles réflexions, mes meilleures opinions. J’ai souvent par choix, gardé pour moi mes moins beaux moments, que même anonymement je ne pouvais me résoudre à bloguer. Ça ne changera pas. Il y a selon moi des choses qui se se bloguent pas, je continuerai donc de sélectionner ce que je raconte. Je prends l’anonymat au sérieux, les raisons qui la motivent sont propres à chacun. Si ce débat anonyme vs non-anonyme pouvait être mis de côté… Le village global, la multiculturalité, la diversité, le non jugement, l’ouverture sur les autres… pourquoi ça devrait être pensé autrement dans le domaine de l’identité des blogueurs? Je vous laisse la questions…
Chez nous maintenant La Fêlée dans tout ce qu’elle signifiait au départ pour moi n’a plus de raison d’être. Même que la conserver me semble un peu tordu, tu peux comprendre ça. Je laisse ici ce blogue, parce que c’est quand même une partie de vie que j’ai aimé, que j’ai trouvé belle malgré tout et que je ne peux me résoudre à effacer d’un clic. Puis il y des trucs que je veux que La Puce puisse lire un jour, bientôt, j’ai même des brouillons pour elle, qu’elle sera sans doute la seule à lire. Sans compter les trucs que j’aurai besoin de relire parfois, peut-être souvent.
À vous tous que j’ai eu le privilège de connaître via ce blogue, MERCI. Vous avez été nombreux comme visiteurs à me motiver à écrire, à me motiver à terminer une réflexion avant de l’écrire, à m’aider à la terminer par vos réponses et parfois vos silences. Vous m’avez permis d’exprimer par écrit ce que j’arrive mal à verbaliser dans la vie de tous les jours. Vous m’avez permis de faire ressortir la folle en moi, que j’avais enterré il y a longtemps. Je l’aime la folle en moi, il est temps que je l’assume et que je la fusionne avec l’autre moi, celle qui est rationnelle, cartésienne et qui lit les petits caractères sur les contrats. Vos écrits ont souvent été source de réflexion pour moi, source d’inspiration aussi parfois. Vous m’avez fait rire, vous m’avez fait larmoyer, vous m’avez fait briser bien des idées préconçues, vous m’avez accompagnée, vous m’avez encouragée et supportée, vous m’avez été précieux et continuez de l’être, soyez certain de ça.
Au plaisir de vous lire encore.
E.









