Marie-Josée qui me laissait un commentaire dans mon billet vide. MJ (je me permet…) se demandait pourquoi elle était au travail alors que moi je pouvais être en pyjama à la maison. Ben c’est parce que tu as plus d’ambition que moi MJ !!! hahaha
Ok… j’arrête de niaiser… Je pense que c’est nécéssaire que des mamans ne travaillent pas et que d’autres travaillent. Question d’équilibre. Je ne voudrais pas d’un monde ou (je chercher encore l’accent è pour le u) seul les hommes iraient travailler, ce serait régresser pas à moitié. C’est important qu’il y ait des MJ au travail pendant que des fêlées sont à la maison, font du bénévolat, s’occupe des mioches.
Le bénévolat je pense sincèrement que c’est une taxe volontaire. Pour chaque heure de bénévolat que je donne, c’est une heure de salaire qui n’a pas à être payée par l’état, soit indirectement par le biais de subventions à des organismes, soit directement en bureaucratie ou par une entreprise privée. Ceux qui reçoivent le service gratuitement peuvent eux utiliser l’argent ailleurs, malheureusement trop souvent à palier aux besoins de base.
Pour que la structure se tienne, c’est essentiel que tu ailles travailler MJ. Parce que moi j’y tiens pas. J’ai essayé, si, si. C’est juste que j’avais une méga contrepulsion à utiliser mon potentiel à contribuer à enrichir encore plus une mega compagnie déjà honteusement riche. Même si cette cie retournait des sommes dans la collectivité par des impots ou des contributions à des oeuvres de charité, je me disais que je serais plus utile ailleurs, autrement. Quelque part ou je pourrais vraiment faire une différence.
Ah puis tiens, les vraies affaires, la vraie raison, c’est que Chum et moi on est d’accord pour diminuer un peu notre niveau de vie. Notre calme est plus important que des vacances dans un tout inclus à Cuba. Nos temps libres ensemble sont plus importants que les 5 à 7 avec les copains du boulot. Le temps qu’on passe avec les enfants est plus valable àa nos yeux que celui qu’on leur ferait passer en service de garde. Ça a un prix, c’est sûr, mais j’étais d’accord à le payer. Même encore des fois quand je vois ma vieille sacoche et que je rêve d’en avoir une neuve, que dis-je, 3 neuves avec chacune 2 paires de souliers et une paire de botte plus 3 ceintures pour aller avec sans compter le manteau, chapeau foulard et gants pour matcher chaque kit, donc même quand je vois ma vieille sacoche, je trouve que je gagne encore à rester à la maison au lieu d’aller travailler.
Je te dois un gros Merci MJ. Toi et toutes les autres qui êtes au travail ce matin. Sans vous je ne pourrais être encore en pyjama en ce moment et faire mes quelques heures de bénévolat cet après-midi et ce soir. C’est pour ça que tu travailles MJ, pour l’équilibre. C’est t-y pas une belle motivation ça ? Allez, va travailler maintenant.









Hého! On m’interpelle??
Bon, remettons les pendules à l’heure: mon premier commentaire ne se voulait nullement une critique, et si tu l’as senti comme ça, j’en suis désolée.
Ceci étant dit, ton texte m’a forcée à me questionner sur mes motivations profondes à travailler. Yup! Sur les heures de bireau! Réfléchir! Aux frais du contribuable! C’est pas beau, je sais, je dirai 2 “je vous salue Fêlée” en me tapant mon heure de métro au retour…
Oui, j’ai un salaire indécent, mais il n’est pas la source profonde de mon besoin de travailler. Nous ne vivons pas dans le luxe, ne faisons pas de voyage annuel à Cayochocochosetruc et bien souvent, quand j’ai vu sur mon talon de paye le 37.5 heures supposément travaillées, je me suis dit que j’étais probablement sous le salaire minimum. Presqu’une forme de bénévolat…Donc, la motivation n’est pas pécuniaire. Et à quelques reprises, j’ai accepté de sérieuses diminutions salariales pour occuper un emploi qui m’intéressait plus, parce que le défi intellectuel était plus stimulant.
Non, la motivation est (ou était) ailleurs: j’ai profondément besoin de sentir que je peux, dans la mesure de mes humbles moyens, faire une différence, redonner à ma mesure tout ce que j’ai reçu abondamment depuis ma naissance. Je pourrais le faire sous forme de bénévolat, c’est vrai. Mais pas à ce niveau d’engagement, je crois.J’ai besoin de sentir que j’appartiens à une gang, et qu’ensemble, nous faisons “bouger” les choses. Souvent de pas beaucoup, mais un ti peu.
Et puis, je suis maladivement indépendante. Que ce soit pour le fric ou pour le reste. Dépendre de quelqu’un d’autre me couvre d’urticaire. Élevée par une grand-mère féministe avant l’heure, ça laisse des traces.
Mais loin de moi l’idée de mettre dos à dos les femmes au travail et celles au foyer. A mon point de vue, ce débat est complètement stérile. Nous avons, dans une large mesure, gagner le droit de faire ce que l’on veut – enfin, quand on le peut, indépendamment des sacrifices que cela exige. Et ce n’est pas moi qui vais remettre cela en question, non madame!
Et au fond, c’est la jalousie, mais aussi la peur qui me font tiquer: peur d’avoir perdu la “drive” professionnelle qui m’a toujours habité, et jalouse de celles qui prennent plaisir à faire autrement. Voilà. J’avoues tout!
Tu as bien raison. Je pense que chacun doit suivre sa voie. Je trouve dommage que parfois, cette voie nous soit imposée. J’ai passé de très belles années à la maison pour voir à l’éducation de mes enfants et je ne regrette pas mon choix mais c’est surtout d’avoir pu me permettre cela qui est merveilleux.
Mais non MJ je ne l’ai pas pris pour une critique ! Là c’est moi qui suis désolée que tu aies sentie que je l’ai sentie comme ça… on s’en sortira pas.!!!
Ceci dit, je suis bien d’accord que le choix est l’élément clé et le débat stérile. Loin de moi l’idée de vouloir faire un débat.
J’envie parfois ton cheque de paye….comme tu peux envier mon pyjama le midi.
Je suis une de celle qui a toujours souhaité être maman à la maison. Il ne manquait que le bébé, qui s’en vient, et je trippe tellement de savoir que je pourrai “prendre le temps”. J’ai toujours sû que la carrière, ce n’était pas pour moi. Ya rien qui dit que je ne retournerai pas travailler quand le temps de l’école sera arrivée. Mais je vais profiter de tous les moments à la maison.
Je suis désolée d’être désolée de me désolée à l’idée de penser que peut-être que, si jamais… T’as raison, on s’en sort pas!
Je trouve ça plutôt chouette, tiens, comme discussion!
Comme dit Titanne, pouvoir se le permettre, c’est merveilleux.
Nat, avec le bébé qui s’en vient va pouvoir y gouter aussi.
Z’aime ça savoir qu’il y a un choix.
C’est une discussion -pour ne pas dire débat- que certaines femmes ont peur de tenir, par peur du jugement. Quel que soit le choix il y aura toujours des pours et des contres. Je m’assume entoucas!