Depuis la lecture du billet de Végékat, j’ai essayé, j’essaye encore, d’arriver à mettre en mot ce que je pense du concept de l’âme soeur. Pas que je veuille convertir quiconque, mais je me suis mise en tête de verbaliser ce truc si intangible tel que je le conçois. Vous pouvez chercher sur le web le concept de l’âme soeur, vous en trouverez plusieurs définitions, expériences et explications. Je n’y avais jamais crû, je n’avais jamais pensé vieillir ni mourrir avec quelqu’un, pas même au moment d’un mariage ou de l’arrivée de Puce.
Puis je me disais que les âmes soeurs ça existe juste dans les films et les romans à l’eau de rose. C’est pas à mon âge que je vais changer d’idée là dessus, que je me disais encore. Si ça existait, je le saurais. Non mais je sais de quoi je parle, ce n’est qu’une idée enveloppée d’un ruban de dentelle rose, un roman Arlequin, de la nourriture à matantes romantiques finies, un sujet de frustrations pour celles qui s’entêtent à vouloir y croire, un peu comme la paix dans le monde tiens. L’existence d’une âme soeur je n’y avais jamais crû, encore moins que je pouvais en avoir une … je n’y avais jamais crû, jusqu’à lui.
C’est difficile pour moi d’arriver à mettre des mots sur des émotions. Mon âme soeur, dès nos premiers moments j’ai su, j’avais plus à me questionner ni à essayer de parer à toutes éventualités. Oh j’avais eu un petit doute il y a bien presque 20 ans bientôt mais que sait-on de ces choses là à 16 ans. La vie ensuite m’avait fait voguer de désillusions amoureuses en déceptions humaines et avec le temps s’était ancrée en moi la ferme intention de plus jamais plonger, sinon avec toutes les bouées de sauvetage, les filets et les casques protecteurs au monde, et encore faudrait voir.
C’est dans ce temps là que la vie joue des tours, prend des détours ou des retours. Sur 3 lignes timides d’abord puis sur des heures et des kilomètres ensuite, mon âme soeur qui se manifeste. Armée de toutes mes protections, j’ai bien tenté d’ignorer, de nier, de préférer continuer d’éviter le risque mais c’était plus fort que mes résolutions, ça venait de loin, viscéral que j’aime à dire. C’est au son de Janis que j’ai craqué, que j’ai laissé tomber armes et armure qui devenaient bien lourdes à traîner.
It’s the heart, afraid of breaking,
that never, learns to dance.
It’s the dream, afraid of waking,
that never, takes the chance.
It’s the one, who won’t be taken,
who cannot, seem to give.
And the soul, afraid of dying,
that never, learns to live.
Vous savez, l’impression de déjà vu. Ça fait longtemps que je t’attends, je suis heureuse que tu m’aies trouvée, tu m’a manqué depuis tout ces siècles. C’est ça que j’ai découvert. Je ne peux plus dire que je ne crois pas à l’âme soeur. J’en ai une, c’est mon Alcolo j’en suis convaincue, même si j’arrive encore bien mal à trouver d’autres mots que je sais que je vieillirai à tes côtés et que nous serons encore aussi amoureux, juste un peu moins fringants !









Moi je crois a l’âme soeur aussi. Je ne suis pas avec mon chum depuis 10 ans mais dès la première fois que je l’ai vue, j’ai su tout suite qu’il était la bonne personne. Je n’aurais pas dit l’âme soeur sur le champ mais plus je l’ai connu plus j’ai su que oui il l’était. Je lui dit aussi qu’il est l’homme de ma vie. De tout maniere personne ne connait l’avenir alors il faut se tenir au moment présent et non pensé dans 50 ans. Il faut être capable d’être ouvert dans nos sentiments, s’abandonner.Il ne faut pas mettre de barrière. T’aime cette personne et bien vie tes moments présents exprime se que tu ressens. Je veux être avec mon amour toute ma vie pour que lorsque nous allons être vieux qu’on puisse se chicaner sur qui va avoir la chaise bercante.
Texte un peu long désolé.
Touchant. Parce que je sais à quel point il est difficile de mettre des mots sur ce sentiment.
*Attention mode vraiment scoop ON, juste parce que c’est toi*
Exactement le même que je ressens pour celui que je retrouverai dans quelques jours.
*mode scoop OFF*
Jacynthe c’est vrai ce que tu dis, ne pas mettre de barrières. C’est sur que pour se protéger d’avoir mal l’humain à tendance à s’en mettre, mais je pense moi que les barrières sont un obstacle à vivre l’amour.
BPCO: Merci pour le scoop. Je me sens “in”.
Bah, maintenant tu sais le pourquoi de mes paraboleries (à noter que ce sera mon mot du jour) et de mes silences…
Ça inclut ou pas LMALCP ?
Je trouve que tu as TRÈS BIEN verbalisé!
Moi non plus, je ne croyais pas en l’âme soeur et pourtant, la voici dans ma vie, après que j’ai vécu des relations allant d’ordinaires à torturées…
Je ne cherchais pas mon âme soeur donc, puisque je pensais ça impossible. Mais quand nous nous sommes REtrouvés, tout a été simple, sans être ennuyeux non plus.
Une certitude qui s’est installé, tout doucement pour moi jusqu’à ce que je ne puisse plus me nier l’évidence; c’était lui et personne d’autres. Des retrouvailles bien plus qu’une rencontre…
Merci La Fêlée pour ce très touchant billet!
Lucky comme je suis, mon âme soeur est mort étouffé avec un os de poulet ou ramassé par la chenillette-qui-déblaie-les-trottoirs (je ne sais pas pourquoi, je suis obsédée par les chenillettes de ce temps-là!)quand il avait 5 ans. Je suis foutue.
Milou, je savais que tu comprendrais.
Malika, et si c’était le chauffeur de la chenillette??? :O
Merveilleuse merveille m’a demandé pourquoi Mammouth était son papa. J’ai juste pu lui répondre “parce que”. Parce que je savais, je ne sais pas pourquoi. C’est juste comme ça. On sait.
On sait, et ça s’explique déjà mal entre adultes…alors à une merveilleuse merveille, bonjour les concepts vagues!
Parce que je savais. J’aime bien.
C’est beau hein?
Moi non plus je me suis pas posé de questions quand j’ai rencontré Chéri, j’avais juste le goût d’être avce lui, j’ai énormément de difficulté à faire confiance aux gens d’habitude mais avec lui, je me suis tout de suite sentie bien.
Il reste juste à souhaiter que ça dure une éternité!
You’ve got mail
Très touchant ton billet.
Touchant, on sent la magie, l’immensité…
J’appui la motion en cours!
Z’êtes donc fins.
Je l’ai dit en répondant sur mon blogue à Milou, plus je lis les commentaires de tout le monde ainsi que ton billet, plus je me dis que ça doit être moi qui est bouchée !!! Je n’ai pas de barrière, je ne m’empêche pas de vivre mon amour et je n’ai pas peur de m’abandonner. J’aime mon chum, je suis bien avec lui, j’aime mon chum, je veux qu’il soit à mes côtés jusqu’à 95 ans et est-ce que je l’ai dit ? J’aime mon chum !
Mais le discours de : “Ah je l’aime tellement, ah je n’avais jamais ressenti ça avant, ah avec lui c’est tellement différent, ah j’ai l’impression que je l’ai toujours connu, ah on est fait l’un pour l’autre, ah on se comprend sans devoir se parler, ah je ne peux m’imaginer vivre sans lui etc. etc. etc …” Ces phrases, je les ai entendus tellement souvent et tellement souvent j’ai été témointe de l’effondrement de cet amour qui était pourtant si grand … Et non, ce n’était pas des dépendantes affectives ou névrosés qui expliquaient l’extase de leur vie.
Et honnêtement, à chaque fois qu’une personne a eu ce discours avec moi avec ces belles étoiles dans les yeux, j’étais envieuse. Oui j’étais envieuse car je me disais que c’était dont beau de les voir. Mais souvent (pas tous quand même), ces belles étoiles disparaissaient de manière bien cruelle. Quand je te lis, je suis émue et aussi envieuse de cet amour que je perçois.
Alors oui, il se peut que je me protège, que je protège ce qui ferait trop mal … Mais si je suis certaine d’une chose, c’est que mon amour pour mon chum n’en est pas moins grand …
Vegekat, tu avais compris que mon billet était inspiré du tiens, sans du tout prétendre à autre chose qu’être l’illustration de ma conception de la chose.
J’avais manqué de vocabulaire – et d’espace- pour écrire tout ça dans tes commentaires !
La fêlée, oui j’avais bien compris le but de ton billet et je n’en suis aucument offusqué. Ton billet est d’ailleurs très beau … Je voulais juste essayer de réréréréexpliquer mon point de vue, que je semble être la seule à avoir !
Hello,
Je t’ai lu et je me suis reconnue dans tes propos.
Je l’ai rencontré, sur le net, et tout de suite j’ai su que c’était lui. Nous avons la même date de naissance, le même prénom (féminin/masculin) et pleins d’autres points communs. Nous avons eu un différent et tout s’est compliqué.
Pourtant je suis presque sure que c’est mon ame soeur. Nous nous ressemblons à l’intérieur et même physiquement, je l’ai reconnu et je pense que c’est la seule personne avec qui je pourrais avoir une vraie relation…
Seul problème… moi je l’ai reconnu, je pense que lui se pose aussi bcp de question…. mais il bloque!
Que faire alors ?
PS : je n’ai pas mis mon vrai prénom, je préfère rester discrète.
Caroline, j’aimerais bienavoir une réponse à donner à ta question. Malheureusement je ne saurais quoi te dire. J’ai du mal à expliquer pour moi, je serais bien mal barrée de le faire pour d’autres.
Si vraiment ça doit être, ce sera. Bonne chance !
En fait, toi même tu dis que tu as mis du temps à l’accepter et que tu as résister… Combien de temps et qu’a-t-il fait pour te convaincre ? T’a-t-il dit qu’il sentait que vous étiez ames soeurs. A-t-il plutôt été un ami envers toi ?
Merci de ta réponse
Bise
Caroline, on ne peut pas convaincre quelqu’un de nous aimer. Ça ne se peut pas.
Qu’a t-il fait? Rien. Il est demeuré lui-même, là quand j’en avais besoin, mais en même temps il ne s’est pas déguisé en tapis de porte pour me plaire. Je suis tombé amoureuse de son authenticité.
Essaye ça tiens. Ne change rien de ce que tu es, sois toi même. S’il n’aime pas, il n’aimera jamais.
Oui tout à fait… Je suis bien d’accord avec toi!
D’ailleurs je ne veux pas le forcer à m’aimer… pas du tout! Mais la situation est un peu particulière et c’est pour cette raison que je te posais la question, pour ne pas en faire trop ou trop peu…
Mais en fin de compte, je vais m’en remettre à la vie et ce qui doit se passer se passera ou non!
Merci et bonne route!
Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut [ ... ] s’exprimer qu’en répondant : ” Parce que c’était lui, parce que c’était moi “. C’est de Montaigne.
Notre histoire à mon amour et moi est elle aussi un long cheminement d’errements respectifs, et étant quelqu’un de très entier je peux dire que j’ai aimé de toute mon âme ceux et celle qui ont croisé mon coeur avant lui.
Il ne s’agit pas de dire que je l’aime plus, c’est juste que cette fois, ça semble tellement évident…
Même si ça a pris du temps…
Il est si beau ce billet !
C’est très Joli Caro ce que tu dis.
Beaucoup de bonheur(s) à tous.
Bise
Bonjour!
Je recherchait un endroit ou parler de mon expérience, et je vous aie trouvé…
Mon ami (pas mon amoureux) qui, nous l’avons toujours su, était mon âme soeur, est décédé cet été. Il s’agit d’une mort subite puisqu’il était jeune et en relative santé et m’a appelé 2 heures avant de mourir et semblait bien aller…Il y a qu’au moment précis ou il est décédé, je me suis sentie si mal qu’une amie a bien failli appeler l’ambulance. Moi qui ne consomme pas, avait tous les symptômes d’une overdose…
à 80 km de distance, j’ai ressenti son malaise et ai vécu cette détresse avec lui sans cerner que j’étais en train de perdre la moitié de mon âme sur cette terre. Depuis ce jour, je me sens vieillir, fâner et bein que je sois une personne positive, l’air me semble lourd et gris.
Je suis la dernière personne à lui avoir parlé et il semble qu’un fil persiste toujours entre nous…Je doute parfois de ma raison mais je suis certaine de ne pas conditionner mon cerveau à construire des signes de sa présence. Je l’aime de tout mon coeur et n’ai plus aucune peur de rejoindre l’autre côté, peut importe ce qu’il me reste à accomplir sur la terre, je sais qu’il est et sera là.
Je me sentais moi-même et en harmonie par sa seule présence, être avec lui à nouveau un jour est mon souhait le plus cher, sous quelques forme que ce soit. Car après avoir ressenti cette plénitude (dont nos conjoints étaient conscients et jaloux, bien que nous n’ayons jamais commis d’actes malhonnêtes) aucun bonheur ne peut être aussi complet que le privilège de voir briller l’âme de sa moitié, dans un éclat de ses yeux.
Chère Suzie, je sors de ma cachette pour vous dire que votre commentaire m’a beaucoup, beaucoup troublé… c’est très touchant, très très touchant. Je pars avec tous les autrements qu’on est depuis des mots qui nous traversent autant. Merci, tout simplement. Du partage, de l’honnêteté, je vous souhaite de reprendre le goût à la vie actuelle, présente, maintenant, tout en étant sous le charme de cette vie que vous souhaitez vivre autrement, mieux.
Bonsoir à toutes et tous!
Voilà mon histoire belle et triste en même temps. Je suis tellement perdue et aies tellement l’impression de n’avoir pas assuré que j’ai besoin de la partagée avec quelqu’uns ou unes qui pourraient comprendre.
“Il y a dix mois j’ai rencontré une personne et dès les premiers instants il s’est passé quelque chose qui me dépasse. Cette rencontre a eu lieu sur le lieu où je travaillais. C’était le jour de mon interview. Cette personne s’est imposée à moi de plus en plus jusqu’à ne plus quittée mon esprit. D’après ses réactions je crois qu’il a aussi vécu la même chose que moi et qu’il s’est posé beaucoup de questions par rapport à moi.
En sa présence je devais faire un effort surhumain pour ne pas me scotcher à lui… Le truc c’est qu’il dégageait un magnétisme d’une puissance totale je ne sais pas pour les autres mais moi à chaque fois qu’il se trouvait à proximité de moi, j’avais le vertige et en même temps j’étais bien.
Quand je le voyait, j’éprouvait une immense tendresse… c’était même plus que de la tendresse , je dirai une sorte de joie infinie à le retrouver… Les sentiments que j’éprouvait en le voyant, en lui parlant me brûlaient mais ce n’était pas une douleur, c’était comme si j’avais un trop plein d’énergie dirigé vers lui.
On a pas eu l’occasion de se lier d’amitié et nos rapports sont restés strictement professionnels mais on s’attiraient comme des aimants. Il était inutile de parler pour voir qu’il avait le même genre de réaction que moi pour lui. On se sentais et on essayais de le cacher…
Je n’ai pas compris ce qui arrivais… c’était comme un sentiment d’amour mais puissance 10! Quand je le regardais dans les yeux j’avais l’impression que j’allais être aspirée par l’univers (je sais c’est très con mais bon c’est la sensation que j’avais), comme si mon âme allait quittée mon corps pour se mélangée à la sienne. Quand on travaillait ensemble ou que l’on parlait (tjs du travail), le monde autour devenait feutré, les sons n’étaient plus les mêmes, l’atmosphère était plus douce, reposante même.
Vendredi 29 mai 2009 j’ai quitté ce travail et j’ai une immense tristesse en moi, comme si j’avais louper le coche, comme si j’avais encore une fois j’allais le reperdre de vue pour longtemps encore. C’est terrible. Je l’ai vu le jour de mon départ de l’entreprise et il ne m’a pas dit au revoir… seulement bonne chance et on est resté là quelques secondes à se fixer comme si on allait se faire une déclaration… et rien n’est sorti! Ni de sa bouche ni de la mienne.
Mon instinct me dis de patienter, que nous allons nous revoir mais est ce vraiment une certitude ou juste quelque chose que je désire très fort? C’est peut-être très con ce qui va suivre mais j’ai comme l’impression que cette première rencontre (retrouvailles) entre nous servait pour établir un lien entre nous pour qu’on puisse se pister inconsciemment et que quand le moment sera venu nous allons nous reconnectés pour de bon…
En attendant je vais essayer de transformer ma peine jusqu’à la prochaine.
Voilà! Merci d’avoir pris le temps de me lire.
Kris