À mon arrivée à Québec, il y quelques années de ça, j’habitais un drôle de quartier. Fallait bien arriver directement de la campagne pour se choisir un logement en ville à la jonction de deux autoroutes. Outre la pollution, il y avait une diversité culturelle dans ce quartier, qui contrastait grandement avec celle de mon village. L’Italie voisinait déjà l’Afrique, puis un jour, le Kosovo débarquait chez nous.
Ils étaient des dizaines de familles, entassées dans des logements décents, mais sans luxe. Ils se soutenaient, se partageaient les trouvailles et les ressources, et ce qui me fascinait c’est qu’ils souriaient. Je comprennais difficilement de pouvoir sourire après la guerre, après que les enfants aient vu la guerre. Et pourtant ils souraient. Dans mes promenade au parc avec Puce, j’ai appris à connaître l’un d’entre eux, qui allait offrir à son enfant quelques heures de jeux, en paix, sans peur des bombes.
Cet homme parlant français et anglais, en plus de sa langue natale, m’a expliqué la dure réalité à laquelle il était ici confronté. De banquier, il était devenu assisté social. De riche propriétaire, il était devenu locataire d’une piaule en bordure de l’autoroute polluante. Il était l’étranger, l’immigrant, le rejeté, le pauvre, le différent. Sa famille m’a fait l’honneur une fois d’un café, comme eux seuls savent les faire. Sirop épais et goût prononcé, c’est dans le fauteuil d’honneur qu’on me l’a fait déguster. J’avais simplement apporté un panier de fruits, pour les enfants. J’avais apporté un peu d’espoir avec sans le savoir.
Je pense souvent à vous monsieur. Votre fierté fait honneur aux gens de chez vous. Aujourd’hui je pense à vous d’une façon spéciale. Je suis fière avec vous.









Si le Kosovo peut le faire, nous pouvons le faire aussi.
Mais je pense que je rêve un peu trop…
Oh le piège à Noisette que tu viens de tendre toi!
* alcolo s’en retourne en rappelant à la fêlée qu’il ne commente ni ne s’immisce dans les billets politiques ou reliés aux grands enjeux sociaux, sauf pour les courbes des femmes bien sûr! *
Chère Félée,
Dans la droite ligne de ton Chéri: J’ai eu un gentil blog autrefois, qui parlait du tiers-monde et rejetait toute forme de racismes.
Le titre était “La Vérité d’Armand”.
J’ai eu des trolls (que j’appelais “cloportes”) car, pour moi, être raciste, c’est comme être enceinte: se dire non-raciste mais ne pas aimer les arabes, les juifs, les américains ou les noirs… est incohérent.
J’ai installé un modérateur… et les fâcheux se sont mis à m’insulter car il faut lire avant de détruire.
J’ai arrêté mon blog. Je pollue maintenant les blogs des autres.
Mon blog avait du succès (entre 30 et 50 commentaires par jour) et “annarmand.blogspot.com” a été immédiatement squatté après son autodestruction… (Annie est le prénom de ma femme).
Je voulais te le dire car tu auras bientôt encore plus de lecteurs que j’en ai jamais eu…
Amitiés
C’est une belle victoire pour le Kosovo! En espérant que ça ne mette pas trop d’huile sur les braises fraichement éteintes.
Piège à Noisette… même pas. C’est une histoire d’humains, pas de politique.
Noisette avait compris ça hein?
Cher Armand, merci de vos conseils.
Lhiverakhartoum, j’ai espoir que les êtres humains sauront apprécier la paix.
C’est une belle histoire cette histoire là. Les “étrangers” ont tellement à nous apprendre, suffit de s’ouvrir un peu !
Vegekat, bien vrai, surtout à ce moment de ma vie, j’arrivais direct de la campagne, là où un étranger est quelqu’un qui habite le village d’à côté…
ouvrir son coeur et donner la main c’est à quiconque qui en a besoin. Le profil de l’individu n’est pas un billet d’entrée dans l’échange et comme tu dis, nous sommes tous étrangers pour une autre personne. Tu as une belle ouverture d’esprit et c’est avec délice que je te découvre un peu plus à chaque lecture de tes billets…….je suis avec toi, j’encourage le Kosovo à prendre la route de l’indépendance
Prière de noter que moi, je reconnais le Kosovo comme un état indépendant
Jokho, mon doux t’es comme mon boost d’estime perso.. jte dis !
Détracteur, Tu ne dois donc pas être Russe
Je ne peux pas parler du Kosovo sans être profondément émue et touchée. Je raconte ici pourquoi.
http://www.chroniquesdupatio.ca/2006/09/24/kosovo/
Je suis contente pour eux, aujourd’hui. Mais jamais, au grand jamais, je ne comparerais leur histoire à la nôtre. Mais tu me connais, je ne parle jamais politique. Ou si peu.
MJ, je viens d’aller te lire. Je pensais pourtant avoir rattrapé les quelques mois qui me manquaient de ton blog mais ce billet m’avait échappé faut croire.
Je comprends bien ton émotion, pour le vieillard, pour les enfants…
Encore une fois, j’en fait pas du tout une affaire politique. Ce sont les humains, les enfants, les émotions…
Je sais que tu n’en faisais pas une affaire politique. Et de fait, c’est pour ça que j’ai commenté…:-)
Parce que… tu ne parles jamais politique. Ou si peu.
Si peu
Ah moi, l’émotion et le grand respect que j’éprouve pour les Kosovars, depuis un moment, c’est d’abord et avant tout politique, si on veut.
Mais c’est aussi de voir que je ne suis pas fou et que l’espoir qui me coule dans les veines n’es pas d’origine extra-terrestre