Je vous l’ai déjà dit, mon papa avant sa retraite il était marin. Un gentil là, pas un de ceux avec pleins de tatouages de Francine et de Micheline partout. Un gentil, pas tatoué, qui revient au port régulièrement. Un gentil qui parfois en a assez d’être gentil, un gentil farceur. Bon l’histoire de toute façon elle ne s’est même pas passée sur le fleuve, c’était au moment de creuser le fleuve, quand moi j’étais même pas au monde.
À cette époque, papa allait travailler avec sa boîte à lunch et revenait à la maison le soir. Maison étant, cet été là, une roulotte à Havre-St-Pierre. À Havre St-Pierre, les restos à cette époque se faisaient rare, les bons cuisiniers aussi. Les hommes allaient travailler avec leur boîte à lunch. Sauf ceux qui n’avaient pas de femme ou pas de talent culinaire. Ceux là s’en remettaient aux boîtes à lunch des autres, en cachette bien sûr, jusqu’à ce qu’ils soient découverts.
S’en suivait alors, selon la victime choisie, une bonne bataille à coup de poings suivit d’une bière à la taverne, vous savez ce que c’est. Certaines victimes préféraient la méthode douce, soit par refus de la violence, par moumounerie, ou par désir de faire mieux. Mon père a choisi la méthode douce, c’est qu’il n’est pas violent du tout, malgré ses grosses paluches qui arrivent à tordre le cou des poulets sans trop d’efforts (oh ce qui me fait penser que j’ai une histoire de poule pas de tête pour plus tard).
Le temps avait démontré qu’un des farfouilleurs de sacs à lunch avait un gout assez prononcé pour le lait au chocolat. Mon père n’aime pas le lait au chocolat mais question de bien tendre son piège, il s’est mis à tenir régulièrement au frais un carton de lait au chocolat dans le frigo de la cantine des travailleurs. Mon père n’a pas de problème de constipation. Il s’est pourtant mis à acheter des batonnets d’Ex-Lax, saveur chocolat. Le Ex-Lax se mélange parfaitement au lait au chocolat.
Le farfouilleur de sacs à lunch s’est tenu tranquille un bon bout.
Mon père en rit encore, presque 40 ans plus tard.
Puisque je n’étais pas de ce monde quand ça s’est passé, je ne sais pas si c’est vrai. Mon père est aussi un sacré raconteur d’histoire quand il est en forme.









Chère Félée,
J’ai connu quelqu’un qui avait ainsi purgé un chien qui venait régulièrement souiller de ses déjections son jardinet.
Amitiés.
Ma belle, tu me fais rappeler une blague du genre faite par mon père aussi, il se faisait piquer des trucs dans son lunch aussi. Alors il a mis un palette de ex-lax saveur chocolat dans sa boite déballé et mis dans du papier ciré sachant le voleur friand de chocolat mais personne ne savait qui…….ils ont su qui d’entre eux piquait des trucs dans les boites à lunch. Il faut dire que le mec en a eu pour quelques jours à s’en remettre….
En passant, tu n’aimes pas les tatoos?? Tsé des filles tout nu sur les bras de marins, le nom d’une poupoune dans un coeur….. délavé par l’eau de mer.
HAHAHAHAHAHAHAHA bisou à toi et ta belle gang
Jokho… fais moi pas dire ce que j’ai pas dit
mon père n’est pas tatoué… sans plus.
Vous tenez de votre père car vous êtes aussi une sacré bonne raconteuse d’histoire!
hahaha!! Ça ne me surprendrait pas moi que ça soit la vérité!! C’était un bon moyen pour garder les lunchs à l’abri!!
kossé k’tas contre les tattoos toé
lollllllllllllllllllll
Femme Libre, merci !
Annie, je sais pas, il y a de ces histoires qu’on se demande toujours si c’est pas juste une légende urbaine. Mais entoucas, mon père à eu du fun à la raconter bien souvent !
HQ… RIEN ESTI !
hihihi!
Je crois que c’est monaie courante les piges dans la boîte à lunch à l’ouvrage. Mon père lui avait inscrit ses initiales en dessous de ses canette des pepsi. Un peu moins “chiant”
Mon chéri m’a déjà raconter que ya un gars qui avait carément vissé une boîte à lunch au planché de béton à son travail. J’aurais aimé voir le gars essayé de levé son lunch!
La boite à lunch vissée au plancher ! Est bonne celle-là !
moi c’est drôle quand je parle de tattouage à ma blonde ça la fait chier pourtant il n’y a pas d’Exlax dans mes tattouages …… peut-être que j’aurais du être marin finalement
@ Tite-nouille sur les chantier de construction c’est la tradition de coller au plancher les bottes des nouveaux venus
moi j’ai la version avec le sandwich fait avec du Docteur Ballard!;)
Un collègue de travail qui m’a raconté cette histoire!Il connait peut-être ton Père!Qui sait…
Ahhh oui le Dr Ballard ! C’est arrivé au voisin du cousin du beau-frère de l’oncle de l’ancienne voisine de la nièce du gars qui avait eu sa boite à lunch vissée sur le plancher de la shop !!! Mais non, je crois pas que mon père le connaisse, sinon il m’aurait raconté.;)