Quand l’utopie prend une débarque
mars 17, 2008 par lafelee
Nous avons essayé, dans une autre vie, de réduire au minimum notre consommation…de tout tout tout. Nous avons échoué. Non c’est pas vrai nous avons réussi dans la mesure de notre réalité. Nous avons échoué dans la mesure de notre utopie. Nous avons trouvé un équilibre entre notre réalité et notre rêve. Notre utopie serait un peu ceci….déniché là, concept qui m’a fait gueuler C’EST ÇA QUE JE VEUX !!! Et pis c’est ça que je veux pour vrai, avant de mourrir il me le faut. Je peux vivre là, avec très peu, et y être parfaitement heureuse.
Notre réalité elle, se partage entre le boulot, la banlieue, la ville, les autoroutes et parfois, une pause bien appréciée, dans le confort de notre loft de camping, les week end ou il n’y a pas de neige. Le loft de camping comporte 2 pièces, une rallonge (petite tente) et un HHR qui se transforme en tout terrain selon notre bonne volonté. Oui, dans le loft de camping, je suis heureuse. Sans électricité (bon ok la chaufferette de droite sur la photo elle est branchée dans le garage de papa… mais l’autre chaufferette elle est autonome et sécuritaire) sans bruit, sans commodité sans confort, je (re)vis.
Dans notre utopie, nous ne polluons pas avec une voiture. Nous n’avons même pas de voiture, même pas électrique, afin de minimiser notre empreinte écologique. Dans la réalité, nous avons besoin d’une voiture pour assurer les visites des enfants, les visites à la famille qui est éparpillée un peu partout, par sécurité avec les enfants, nous refusant de confier leur transport à des inconnus ou a des réseaux de transport.
Dans notre utopie, nous ne recevons pas de facture d’électricité, étant autonome avec des panneaux solaires. Dans notre réalité, les propriétaires de logements sont réticents aux panneaux solaires, la ville vient de passer (ou s’apprête à le faire) un réglement qui les régit, et on y connait pas grand chose en transformation de l’électricité, ce qui est non négligeable. Puis il y a toujours le problème de l’eau, dont on ne peut se passer.
Dans notre utopie, nous vivons loin de la civilisation, dans un bois près d’une plaine et nous sommes autonome financièrement parce qu’ayant très peu de besoin de consommation. Nous avons même bâti une petite cabane de nos propres mains. Dans notre réalité, les enfants ont besoin d’école, de voir leur autre parent, de socialiser, nous avons besoin d’un salaire régulier et nous peinons à trouver du temps pour aller chez le notaire finaliser l’achat du terrain pour y construire la cabane.
Dans notre utopie, nous élevons des poules pour les oeufs et la viande en automne, nous avons un jardin que nous garnissons de notre compost et nous faisons des conserves avec les légumes qu’on y récolte. Nous allons à la pêche ne revenons pas bredouille, nous faisons notre pain et nos patisseries que nous échangeons aux voisins contre un quartier de boeuf de leur étable. Dans la réalité, ni l’un ni l’autre ne sait faire et entretenir un jardin, on a pas ou peu de temps et de talent pour la pêche et nous sommes allergiques aux bêtes à plumes et à poils.
Difficile donc de visualiser l’utopie à plus grande échelle, quand déjà chez nous elle se fait mettre des bâtons dans les roues par les responsabilité et les réalités auxquelles on ne peut échapper. Je sais par contre que notre utopie personnelle qui n’est pas possible aujourd’hui le sera peut-être demain. Le billet de Monsieur Renart de dimanche matin avait semé des graines d’utopie dans mon cerveau. Je les sème au vent, ça pourrait se répandre…




Je trouve que sincèrement tous ces efforts sont nobles et digne de bonne foi. Moi j’habite en région, mon chum et moi partageons une seule voiture. Je circule souvent à vélo l’été pour me rendre au boulot, je suis comme une marginale. Je ne fais pas encore mon compost, je recycle, je fais des achats éthiques! Mais la vie c’est la vie, il faut fonctionner et vivre, travailler et s’occuper de sa famille!
Dans mon utopie… j’ai juste un chum !
En attendant je recycle, je prends le métro et j’évite d’acheter au magasin à 1$ des cossins qui vont de toute façon prendre le chemin des poubelles.
Ah oui… j,ai toujours mes sacs d’épicerie côté passager !
Ça fait du bien de rêver à l’utopie une fois de temps en temps…
Ce qui est triste, c’est que certains ne se donnent même pas la peine d’en rêver… Ça les concerne pas, eux autres.
En tout cas… merci de m’avoir fait sourire rêveusement
Super! En espérant que ça se continuera ailleurs.
Chère Félée,
qui la pratiquent, mais contre leur volonté.
assister à des colloques dans des pays lointains, dans des hôtels à l’air conditionné, utiliser des panneaux solaires ayant nécessité plus d’énergie à leur construction (la technique du silicium) qu’il n’en produiront en cent ans, exiger la fermeture des centrales nucléaires qui ne produisent pas de CO² et acheter des droits de polluer en échange…
Je crois que je rejoins un peu ton idée.
- L’utopie écologiste dans nos pays occidentaux, ce sont les moins riches (ceux qui n’ont pas de maison de campagne, de voiture…
- L’utopie de l’empreinte écologique… n’est pas pratiquée par les écologistes non plus (je vais me faire tuer ici):
Aller en hélicoptère individuel (chef d’Etat et sa “suite”
- L’utopie des peuplades amazoniennes qui vivent de chasse en brûlant des forêts et attendent que le gibier affolé se jette dans les fleuves… Si le Canada était géré ainsi, il serait en surpopulation avec 10% de sa population actuelle (sauf si la médecine n’y était pas admise, réduisant l’espérance de vie moyenne à moins de vingt ans).
Chère Félée, j’évite les gaspillages des ressources tant que ce n’est pas aux dépens de ma qualité de vie et la qualité de vie ressort de la conscience de chacun.
Amitiés
ton utopie rejoins mon utopie. Là où je voudrais et ne peux le faire c’est la vie dans la réalité de mon quotidien.
Il faudrait que je me lève vers 4hres pour faire le pain, préparer les lunchs, aller dans les marchés avec mes sacs écolos en autobus, ou en métro, j’habite montréal donc pas de voiture. Je ressemble déjà trop de fois à un mulet. Déjà que j’achète en vrac et que je réorganise mes contenants c’est pas si mal. Je recycle et j’achète des produits nettoyants écologiques. Mais comme on vis dans une société où on se fout de l’autre, je continue de vivre une réalité qui m’éloigne de mon utopie qui est semblable à la tienne…..merci de me faire du bien
@ Renart: J’ai quand même ce travers de l’utopie, et ce travers aussi que vous déplorez chez les manièristes économiques, dont j’ai le bonheur et malheur d’en être un peu. Quand je calcule et que les chiffres arrivent pas, je jette la feuille à la poubelle
Pas VRAIMENT rapport avec ça… mais j’avais vu cette maison aux nouvelle je crois non? Ils avaient fait un topo sur ce couple écolo qui avaient cette maison…
Et pas plus tard qu’hier, un homme est mort car sa maison s’est effondrée sur lui, juste après qu’il ait sauvé sa femme et ses enfants. Ils ont dit qu’il s’agissait d’une maison écolo dont la structure était trop faible, et au visuel, me semble que le bois était de la même couleur.
Je veux pas partir de rumeurs… mais ce ne serait pas la même maison? J’espère pas, et j’aurais préféré qu’elle ne s’écroule pas…
Missbebop, Bravo pour tes efforts. Ces petits gestes additionnés à tous les autres, c’est ça qui peut faire une différence.
Juliette, le Dollorama… a proscrire c’est vrai, et pas juste pour les poubelles.
Noisette, je suis triste pour ceux qui refusent de rêver.
Renart, on est tous un peu utopiste à notre façon.
Armand, votre dernière phrase est très vraie.
Jokho, “Je ressemble déjà trop de fois à un mulet” des fois vous me sortez des images comme celle-là qui restent dans ma tête, mieux que tous les mots.
Chéri, tu veux dire.. tu mets la feuille au recyclage hein ?
Détracteur, Il est possible que cette maison ait fait l’objet d’un reportage télé, puisque dans Cyberpresse ça avait attiré plusieurs lecteurs. Maintenant, je doute qu’une charpente de type traditionelle ne puissent supporter la neige, autrement nos ancêtres seraient tous mort ensevelis. Par contre, une négligence pendant la construction, oui. D’une façon ou d’une autre, je serais bien triste que ce soit cette même famille. Quoique, si c’est le cas, il est mort heureux, j’en doute même pas.
J’en rêve, chum aussi. Un jour, on l’aura notre utopie à nous ;-)Je vous la souhaite aussi.
Mmm l’utopie…Puisque mes rêves se réalisent peu à peu ces temps-ci, je continue de rêver furieusement!
Et je suis convaincue que l’utopie peut devenir réalité…Think outside the box! En attendant chaque petit geste compte…
pour etre autonome en eau, me semble que vous avez assez de bancs de neige, non, vous autres ?
Délire, en rêver, ça garde en vie
La Louve, t’arrête surtout pas de rêver !
Jenfi, c’est qu’il me cherche le Jenfi !
Alcolo,
votre confession de foi me fait penser à un doute que j’ai à votre endroit depuis que je vous ai découvert : est-ce que je n’aurais pas, voilà environ un an, laissé un commentaire assez agressif sur votre blogue, à la suite d’une citation de Patrick Lagacé?
Un jour…