Il a admis qu’il était impuissant devant l’alcool. C’est un truc qu’il a du comprendre lui-même, il a pas du tout eu besoin de moi pour ça, les efforts lui appartiennent. La lutte pour rester en équilibre, ça dépasse mon imagination, ça je le sais. Souvent j’ai demandé “est-ce que je peux faire quelquechose” ? Non. Je ne peux rien faire. Sinon je suis Dieu. Le seul pouvoir que j’ai c’est sur moi. Je n’en ai pas sur sa soif quand elle survient, ni sur la façon dont il la gère.
Un jour, y a longtemps, plus longtemps que nous, je suis allé voir du côté de chez Al-Anon. J’appellais ça un nettoyage de bebittes, vous savez, les petites grenailles du passé qui restent. J’y suis pas restée, pas parce que je doute de l’efficacité mais bien parce que je trouve inutile pour moi de prendre de l’aspirine en cas d’avoir mal à la tête. Si ma vie n’est pas affectée par la consommation de quelqu’un, je ne vois pas l’utilité de prendre part à un groupe de soutien.
J’ai retenu quand même 2 ou 3 trucs importants. Je vous file le plus difficile, que je copie de leur bouquin “Un jour à la fois” ( p.98 ) parce que je ne me souviens jamais des citations exactes de mémoire:
Si je n’essaie pas de protéger la personne alcoolique des conséquences de sa consommation d’alcool et si je laisse des évènements désastreux se produire, ce qui arrivera alors ne seras pas ma responsabilité. Je ne devrais pas provoquer une crise (…), mais avoir le courage de ne pas intervenir et laisser la crise se produire.
La même philosophie s’applique pour une soif. Ne pas tenter de protéger, lui laisser la responsabilité de la gérer, ne pas intervenir. C’est tout ce qui est en mon pouvoir, la façon dont moi je gèrerai mes émotions devant cette soif. Le reste lui appartient, puis vous savez quoi ? Je suis fière de lui. Fière d’être celle qui partage ses bons moments comme ses moins bons. Avec ou sans la cravate et tout ce qui vient avec, avant la cravate, chaque jour mon amour, je suis fière d’être ta blonde.









wawwwww
Ca rentre dedans ca! M’ci m’dame! ‘Besoin de ce détachement aussi, alors j’vais travailler ”le truc difficile”
Je viens de passer chez ton chum. J’ai déjà du mal après ce que j’ai lu chez lui. Là, après toi, j’suis carrément bloquée. Je suis peut-être celle qui fonce et rebondit chaque jour de sa vie mais quand ça reparle de soif, j’ai comme une impuissance qui me paralyse. Comme une envie que ça passe, sans moi. Parce que si je devais vivre avec quelqu’un qui doit lutter contre cette soif, encore, je pense que je me sentirais énormément responsable, de son malheur. Que je me sentirais coupable, d’exister. L’envie de partir loin serait la plus forte.
T’as adopté la meilleure attitude qui soit. Chapeau.
Il ne pouvait pas trouver mieux, comme moitié.
Affectueusement…
Je ne vous “connais” que virtuellement, mais sache que je suis crissement fière…De lui, et de toi…Tenez la serrée la main du bonheur, et continuez le chemin un pas à la fois…
Vraiment super l’attitude! Un exemple à suivre pour plein de situation, car il est tellement facile de gonfler sa propre importance. Juste d’être capable de voir venir et de ne pas angoisser est un beau message “cosmique”, hé hé!
Par cosmique, je parle bien sûr d’énergie!
Salut la fêlée¸ ta visite m’a donnée le goût de venir voir ce qui se passait chez toi! C’est fou ce que l’on peut trouver au détour d’un blogue! Je ne connais pas beaucoup votre histoire encore, mais déjà, on sent que c’est rempli d’amour, de courage et de respect.
Au plaisir de faire votre connaissance!
Je disais quoi déjà hier ? Ah… Oui… Que vous êtes deux perles. Alors je me répète. Voilà, c’est fait.
C’est admirable d’essayer, c’est encore plus incroyable d’y arriver.
(…) Ouf. Bouche bée.
Le smiley n’a pas rapport. C’était seulement trois petits points entre deux parenthèses. Je voulais préciser.
Chapeau…
Y’a pas de mots, tu as tout dit. Je dessinerais des coeurs si je pouvais…
je suppose que le détachement demande aussi du travail, bien que sain il doit être difficile de ne pas vouloir le protéger l’autre
Mandoline, ça fait du bien, je vous le dis !
Véro, j’ai rien inventé moi même. D’autres l’ont vécu avant moi, je ne fais qu’appliquer ce qui s’est avéré efficace pour les autres. On change pas une recette qui marche, qu’on dit chez nous.
La Louve, pas prêts de lâcher non !
Renart, je parle aussi le cosmique parfois
MiTrentaine, Bienvenue par chez nous !
Caro D, des perles, bon ben heu… merci !
Yano,
ça arrive !
Détracteur, ben merci.
Milou, tu viens de le faire.
Y-Man, je prendrais une balle pour lui. Mais les choses qui se passe entre lui et lui, je peux rien y faire. Ouep, ça demande du travail, et quand on pense qu’on est bon, on s’apperçoit que refaire le travail serait pas con.
Chapeau bas m’dame !
[...] tout ce qu’ elle est, du beau comme du mauvais. Et j’ suis plus de celles qui veulent porter ce fardeau, alors je me sens perdue, z’ avez pas idée! Y’ a que j’ en ai marre de me [...]