Je ne suis pas plus enchantée que lui d’avoir à fêter obligatoirement la Fête des pères samedi à des kilomètres de chez nous. Je suis dérangée aussi, différemment mais dérangée quand même. Au même titre que Noël ou toutes les autres fêtes. Chez nous tout le monde aime ça se réunir et se réjouir. Yé. Moi aussi quand j’en ai envie, mais pas quand on m’organise à mon insu et que je me sens coincée ensuite et que le non n’est pas dans les choix de réponses. Et dernièrement, la liberté de dire non a été absente des propostions.
On a une gentille famille. Tout le monde est ben fin chez nous. J’ai même la chance d’avoir une marraine qui a eu plus de couilles et de calme intérieur que moi, qui a su couper court à toutes réunions de famille qu’elle trouvait désagréable tellement tout le monde est ben fin. Ce samedi pour la fête des pères, c’est un samedi où moi aussi j’aimerais mieux rester à la maison, ou du moins ne pas avoir à refaire tant de kilomètres supplémentaires, par dessus les 1000 qu’on fait ce week end. Mais ça c’est moi. Juste moi. Je suis le mouton noir de la famille. Bêêêê.
Mon père a passé la majeure partie de sa vie absent à cause de son travail. J’ai eu des réveillons de Noel sans lui. Des mariages où ma mère allait seule avec mon frère et moi. La plupart des Fêtes d’été il était absent. Mais non je lui en veut pas. Mais je ne peux m’empêcher de me dire que les 24h n’ont jamais cessé de s’enchaîner les uns derrières les autres malgré ses absences à ces fêtes et que personne n’a cessé de l’aimer pour autant. Si je les manquais moi, ça changerais les choses? Est-ce que j’ai besoin d’une explication rationnelle et logique qui plaira à tous, comme un travail au loin, très loin comme Kuujuuak ?
Un jour, j’avais 15 ans, mes parents ont eu un choix à faire. Un rêve de deuxième carrière s’offrait à eux, mais ça impliquait un démémagement dans un endroit que je trouvais moche et laid dans un logement qui ne comportait qu’une chambre à coucher. Mes parents se sont choisi à ce moment là. Ils m’ont pas laissé à la rue, ni mon frère non plus, ils ont pris tous les arrangements nécéssaires à mon bonheur…et au leur. Je pense que c’est là que ça a foiré pour notre relation parent-enfant idéale. Mais on en a jamais reparlé. En dedans de moi, je crie souvent très fort que moi aussi, je suis prête à me choisir. Mais ça reste à l’état d’idée.
On communique pas beaucoup mon père et moi. Il est pas fâché, ni bougon, juste pas jasant. Pas difficile non plus. On a pas encore réussi à se donner du Je t’aime verbal depuis la dernière fois que je vous en ai parlé. Nos marques d’affections sont autrement, comme ce week end, où il nous file du poulet de son élevage pour notre congélateur. Comme ce déplacement aussi, que je préfèrais ne pas faire mais que je ferai quand même pour lui parce que je sais pas faire autrement, et lui non plus.









la relation avec mon père est très semblable à la tienne sauf que moi je ne ferai pas 250 km en fin de semaine pour aller le voir, ça fait des années que je passe par dessus la fêtes des pères parce que je trouve qu’à la fin c’est commercial, c’est de trop vouloir faire quelque chose parce que tout le monde le fait. Je ne me sens pas mal de ne pas aller le voir le jour de la fête des pères, c’est juste de le faire une fois pour s’apercevoir que finalement sauté la fête des pères ne veut pas nécéssairement dire que l’on ne l’aime pas
Pour moi, c’est toujours le weekend le plus difficile de l’année. Je comprends ton sentiment, mais tu sais aussi à quel point je donnerais tout ce que j’ai pour pouvoir, une fois, lui dire “bonne fête des grands-pères, Charley”… C’est mal fait la vie des fois, hein?
Chère Fêlée,

Il y a plein de choses plus importantes que l’argent et le travail… mais il faut de l’argent pour les acheter!
L’amour n’est gratuit qu’en apparence et les “petites” compromissions sont parfois les plus onéreuses.
C’était la philosophie à un dollar canadien (les dollars qui valent encore moins que les dollars US!)
Amitiés
Amusante démonstration de la difficulté que l’on a de dire “non” aux gens à qui on croit de pas pouvoir le faire
Il nous reste à te souhaiter bon voyage !
Moui, bien d’accord avec la Reine des Pommes.
En sachant que je suis numéro 1 pour ce qui est d’être incapable de dire non.
Parce que même si on croit juste ne pas pouvoir dire non, parfois, les conséquences d’un non qu’on aurait dit une fois nous ont bien fait comprendre qu’il vaut mieux ne pas recommencer…
Quant aux je t’aime verbaux, ils n’ont jamais franchi ni mes lèvres ni mes oreilles dans le cercle de famille.
J’ai déjà failli faire un infarctus un matin de Noël quand ma mère m’a embrassée pour me souhaiter un Joyeux Noël.
Je suppose que depuis, ils veulent juste faire en sorte de m’éviter de mourir jeune
C’est l’anniversaire de mon père le 16 juin alors c’est vraiment vraiment difficile de passer à côté! Mon frère là dessus, il est plus sage que moi… «Bin souvent, il ne pense même pas à nous fak…» Mais moi je suis la bonne fille qui va inviter tout ce beau monde chez nous et leur faire un bon souper et un bon dessert, leur offrir à boire, raconter des blagues… comme si mon père avait été un père extraordinaire et que nous étions ravis de souligner les merveilleuses années de notre enfance où il était… il était où déjà?
La fête des pères… en tous cas en ce qui concerne le mien, parce que malheureusement j’en ai un, ne vaut même pas la peine que j’y pense plus longtemps que ce commentaire ou que je prenne une journée de congé pour aller à ses funérailles… le jour où ça arrivera. Je me trouverais de quoi de mieux à faire !
Parcontre, j’espère recevoir une petite carte bricolée de ma fille, ou un petit mot de sa part.
Ça me touche beaucoup venant de ma fille. J’suis papa-gateau-téteux parfois moi !
Quand aux fêtes forcées ou les réunions forcées, tu peux être certaine quand il y a une obligation sans désir d’y être que je n’irai pas, quitte à décevoir. De toute façon, ils sont habitués dans ma famille ; ils doivent me laisser le choix de dire non sinon ce sera un refus automatique.
On ne fait rien pour cette fête des pères… je vais penser au mien, je vais la fêter au téléphone à mon papa/bis qui a reçu de quoi ce gâter un petit peu (il collectionne les timbres!!!)… celui de Jenfi aura un coup de fil et son cadeau la semaine prochaine, on cumule puisqu’ il fête ses soixante ans le 22 juin…. grosse réunion de famille le 21 où nous serons…on s’absente tout le week-end prochain… on sera 50… c’est avec joie qu’on y va. Ma mère est née le 22 juin aussi, donc je vais penser fort à elle… je la vois mi-juillet. Nous sommes beaucoup moins accaparés par les repas de famille qu’avant, vu notre situation géographique. Donc nous apprécions beaucoup ceux qui se présentent. Tout est dans la juste mesure…
Bon samedi chez tes parents…
bisous
Pas facile de se choisir… parce que le faire veut dire que nous prenons le risque d’offusquer tous les autres autour de soi qui ne comprennent pas qu’il faut se choisir parfois…
Moi pour la fete des peres je ne crois pas voir mon père on risque de rester calme a la maison. Habituellement on le fete pas avec un souper et tout le bla bla par contre on achete toujours un petit quelque chose.
Pourtant mes parents nous disent toujours de ne rien acheter. Mais je ne suis pas capable.