Ça m’arrive de temps en temps d’avoir une mauvaise de gestion de liquide dans le tube. Avaler une gorgée de liquide qui ne passe juste pas, elle reste coincée là. Ne plus pouvoir respirer, ni entrer ni sortir de l’air…ou le foutu liquide fautif. Émettre un son digne d’un film d’horreur en tentant désespérement d’avoir un peu d’air qui passe. Paniquer…en silence. Quelques secondes qui durent une éternité. Finalement réussir à prendre une respiration, une qui goûte encore meilleur que toutes les autres respirations précédentes, et l’apprécier. Ça vient de m’arriver encore. Habituellement (et heureusement) je suis seule quand ça arrive. J’ai la trouille qu’un jour ça m’arrive en public. Aujourd’hui c’est lui qui en a été témoin.
Une fois, mais juste une fois, ça m’est arrivé dans un bar de m’étouffer, mais c’était avec une cerise à cocktail. Vous savez, la tite cerise dans l’fond du verre. Un morceau de pelure j’imagine, m’est resté pris dans la gorge. Je fais ni une ni deux, je pars à la salle de bain question de ne pas me donner en spectacle, je vérouille la porte et je tente de respirer…et j’y arrive difficilement. Tout à coup je réalise le ridicule de la chose. Je suis dans les toilettes sales d’un bar miteux de fond de campagne, c’est pas vrai que je vais mourrir là comme ça, je mérite une mort plus glamour que ça ! Ça m’a motivée (si si!) et je me suis calmée puis j’ai respiré. En voulant retourner à ma table… la porte de la toilette ne voulait plus se déverrouiller. La poisse ce jour là je vous dis !
Chaque fois que ça m’arrive de chercher mon air comme ça, je ressens ensuite une urgence de vivre, là, tout de suite. Je prends de grandes inspirations et je les savoure. Puis je me fais plein de projets dans ma tête. Juste parce que je peux. C’est quand la dernière fois que vous avez réalisé votre chance de pouvoir respirer ?









C’est quand la dernière fois que vous avez réalisé votre chance de pouvoir respirer ?: Mardi. Quand mon médecin m’a dit “On s’est trompé dans le diagnostic, tu n’iras pas en dialyse, tu n’auras pas besoin d’une greffe de rein!”
y’a à peine une heure au gym lorsque je m’époumonnait…
Mais une fois j’ai bien pensé mourir aussi… en m’étouffant !
“C’est quand la dernière fois que vous avez réalisé votre chance de pouvoir respirer ?”
bpco = broncho pneumopathie chronique obstructive
Je réalise donc ma chance de pouvoir respirer chaque fois que je passe à travers un épisode. Quand je me dis “wow! j’ai pas eu besoin de mes pompes aujourd’hui…”
Quand je me décide à les ranger dans l’armoire, jusqu’à la prochaine fois…
Sinon, saviez-vous qu’avaler une gomme pouvait être très dangeureux ?
Je l’ai appris à mes risques et périls un soir…
C’était après un show de Nicola Ciccone. Nous voulions le rencontrer et je n’en pouvais plus de ma gomme. Pas de poubelle à l’horizon, pas de mouchoirs dans mon sac. Avale.
Oops ! Reste jammée. Prends un peu d’eau. Rien.
Attends. Rien.
Au bout de quelques temps, j’avais sérieusement de la difficulté à respirer.
Poignée pour aller à l’hopital me faire geler la luette avec un produit qui goutait le jus de batterie.
La gomme a finalement descendu toute seule comme une grande et je m’en suis sortie avec une belle frousse de mourir étouffée, une fois de plus.
Fin de l’anecdote !
Quand le conjoint de ma père a été diagnostiqué avec seulement 30% de sa capacité pulmonaire qu’il reste… Là, je ne sais pas, je me suis félicité de n’avoir jamais fumé et j’ai été content d’être capable de respirer sans avoir besoin de pompes avec médicaments pour respirer… Puis, y a eu une fois il y a quelques mois où je me suis étouffé avec de l’eau, aussi. Pas super ! Mais le pire, c’est avec ma salive, y a plusieurs années… Boy ! J’ai vraiment cru mourir ! Étouffé raide pendant de longues minutes… Ouf, juste y repenser et j’ai le frisson !
Ah, euh, ben la chance de pouvoir respirer, je ne sais pas si je m’en suis déjà rendue compte… Sauf peut-être quand mpn frère me laissait longtemps sous l’eau, et que je me demandais s’il allait percuter que c’était trop long pour un jeu.
Mais la chance d’être en bonne santé, de n’avoir mal nulle part, ça, oui…
Après chaque traversée d’une crise de migraine (qui s’accompagne chez moi d’évanouissement, de perte de la parole, de vomissement, de perte de contrôle des muscles, etc…), le premier matin où je me lève sans me tenir la tête… Un vrai bonheur.
Et un grand merci que ça ne m’arrive plus aussi souvent qu’enfant !
Tout récemment.
Je n’ai jamais eu peur de mourir. J’ai toujours cru que je n’avais rien à perdre.
Aujourd’hui, je réalise que ma vie, je l’aime. Que mon monde, je l’aime. Et que j’ai tout à perdre. Que c’est pas encore l’heure…
Scie-saviez mes moments, vous…
Chère Frustrée,
Le coup de l’eau qui s’égare et fait à sa guise, je connais, du coup j’arrête de prendre de grandes gorgées qui ne seront jamais assumées et je me suis vraiment faite à l’idée que ma déglutition exclut tout avalage “cul sec”, c’est comme ça, les gens insistent mais moi je ne peux pas.
Une fois, tout bêtement, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, par j’ai failli m’étouffer avec un crocodile haribo.
Nuance : un bout de cette saloperie gélatineuse s’est trompé de conduit et à bifurqué dans mes narines… SI, c’est possible ! J’avais l’impression que j’allais étouffer de cette gêne qui, elle, prenait ses aises et ne se laissait pas attraper malgré mes “discrets” reniflements.
Du coup, histoire de ne pas passer pour la crado de service à souffler du nez dans le métro sans mouchoir de sécurité, dès que j’ai pu revenir à la surface, je me suis fendue d’un paquet à 3 € à l’épicerie. Fini, les haribos !
Sinon moins fun et pas du tout dissuasif vu que j’ai tout récemment (ce matin en fait) arrêté d’arrêter de fumer après 3 semaines de belle réduction mêlée d’arrêt total, l’embolie pulmonaire qui m’a fait perdre 40 % de ma capacité pulmonaire il y a 5 ans.
J’ai hoché la tête en signe d’assentiment quand les médecins m’ont dit que c’était très très très grave et que ça arrivait surtout aux personnes boooooocou + âgées, mais comme j’angoissais à mort sur le fait de manquer mon taf que je détestais, je n’en ai pas pris véritablement conscience. Sinon j’aurais arrêté de fumer, non ?
Frustrée ou Félée, en fait ?
une fois je me suis étouffée d’aplomp avec une filament de fromage fondu. c’est traître, ça! le filet de fromage te descend dans la gorge mais comme il est relié à ce que tu manges, le seul moyen d’y échapper est d’avaler la bouchée… donc mâcher bien comme il faut alors qu’on s’étouffe, c pas le fun pantoute!
mais le pire c’est quand on s’étouffe avec de la salive je trouve. ça m’arrive souvent……
par contre, j’aimerais ajouter kek chose… tu dis que tu te caches quand tu t’étouffes… tant que ça finit par passer c bien beau, mais que feras-tu si un jour tu t’étouffes pour de vrai????? tu auras alors besoin de la présence des autres, mais si tu t’es isolée de pourra rien faire……
oups : dernière ligne : TU pourras rien faire.
wow c’est ben fucké que tu aies écris ce billet, je viens de poster mon vidéo du jour dans la même veine…
Ahhh je voudrais vous répondre tous ! Mais là je peux pas
visiteurs attendus et pour quelques jours.
BPCO, je me doutais bien que ça voulais dire un truc comme ça ton nom. En fait j’espérais même me tromper !
Mu ! Cesser de fumer ??? Ça va là? On survit ? Déjà qu’avec la jambe (trop dégueu) je m’inquiétais, mais là, sans cloppes, ouf ! Je te garde à l’oeil.
C’est drôle! ça me ramène un vieux souvenir oublié…
Dans l’auto de mon parrain, vers 4 heures du matin, en route pour Old Orchard… l’été de mes 11 ans… mon cousin me donne un petit bonbon rond au miel…. mon parrain vient juste de nous avertir de ne pas niaiser parce que on pourrait s’étouffer avec nos bonbons… et voilà…
J’ai avaler le maudit bonbon tout rond.. à peine fondu… la panique que je voyais dans les yeux de mon cousin… J’avais d’affaire à l’avaler le bonbon…. finalement il est passé… mais j’ai eu la peur de ma vie!!! chercher son air, sans vouloir déranger personne….
Depuis je croque instantanément tous les bonbons.
Quand j’ai réalisé ma chance de bien respirer? Quand je me suis dirigé à l’hôpital à grande vitesse en auto avec mon fils de 1 an qui avait beaucoup de difficultés respiratoires et qui maintenant, à chaque rhume, a de la difficulté à respirer que l’hôpital le garde. C’est là, quand il se remet à respirer mieux que je me rends compte de notre chance de pouvoir vivre ensemble.
http://labellelurette.blogspot.com/2008/07/and-we-have-big-big-big-winner.html