Ça fait bien 3 jours que je me dis que je suis due pour vous faire un petit billet mais le temps me fait cruellement défaut! Parce que vous savez comment c’est, on s’assoit devant cet écran en se disant que ça sera pas long, juste quelques minutes et une heure plus tard on se rend compte qu’on a pas encore fait ce qu’on voulait faire. Mais on a fait plein d’autres choses par contre!
Ça fait donc 3 jours et je pensais à vous autre, mes premiers blogues lus, mes premiers commentaires sur la pointe des pieds. Plusieurs parmis vous sont déjà partis ou sont déménagés parfois sans laisser d’adresse. J’ai eu une conversation par courriel récemment avec Raymond Viger à qui je disais: “ouais mais le web et les blogues c’est tellement éphémère”… et savez ce qu’il m’a répondu? Que c’est parce que la majorité des blogueurs traitent le web comme étant éphémère. Là j’ai été obligée de réfléchir…misère.
C’est vrai que le web permet de rapidement faire le ménage. Si j’ai écrit un billet que je n’assume pas trop, je peux le flusher. Si mes intérêts changent, je change ma blogliste, de même que si un blogueur de ma liste se met à parler de courses de fourmis alors qu’avant il avait un sujet qui m’intéressait, j’enlève son lien. Pouf! Parti. Facile comme nulle part ailleurs.
J’ai relu ici. Mes premiers billets et d’autres aussi. J’y vois un changement, et dans les sujets, et dans le ton et le style. Il me serait facile donc de supprimer ceux que j’aime moins mais je les garde. Ils font partie de moi, de ce que je suis ou ai été. Ils me permettent aussi de me rappeler de bons souvenirs, tant par les annecdotes racontées que quand je vois dans les commentaires des noms qui aujourd’hui n’existent plus dans la blogosphère. Alors à vous tous qui êtes parti discètement, je dis merci d’avoir été et aux autres qui êtes encore là, merci aussi d’être.









Tu as parfaitement raison!
Je suis moi-même une ancienne blogueuse qui, suite à la dérive de mon blogue, j’ai pris du recul, une pause et puis je reviens maintenant avec un nouveau blogue, nouveau nom…
Juste un peu de changement fait parfois un grand bien. On dira ce qu’on voudra, une fois que la blogosphère nous a eu, il est difficile d’en sortir!!
Nouveau blogue nouveau nom, et pour éviter la dérive à nouveau, nouvelle approche serait utile!
De mon côté, je te découvre depuis quelques jours et je m’accroche au fil du temps ;O)
Retour à la bloglife après un arrêt pendant 1 an, précédé d’une pause de 2 mois… Il en a fallu du temps pour que l’appel revienne, mais c’est fait! Et je n’efface, ni ne supprime, tout ça c’est moi :O)
On peut je pense mettre certaines choses en veille et les reprendre plus tard. Un tricot, une peinture, un blogue… mais on essayera pas avec un gâteau ou un rôti de boeuf ok?
Le gym et le blogue, même combat.
Ils se classent tous les deux dans la catégorie “loisir” de ma vie, cette mince frange de temps qu’il me reste à la fin d’une journée, quand je ne suis pas carrément brûlée.
Quand je blogue ou que je lis des blogues, je dois couper dans la télé, le vélo, la lecture ou l’écriture de d’autres projets. Si, par exemple, j’étais rémunérée pour bloguer, le blogue se ferait dans ma pointe de tarte “travail”. Si j’étais travailleuse autonome aussi, il se classerait là. Les enfants seraient à la garderie pendant que j’écrirais un truc de 30 minutes, qui finalement me prendrait une heure ou deux.
La plupart des blogues sont une forme de loisirs et les loisirs, bien ça va et ça vient.
J’ai souvent voulu fermer mon blogue. Il aurait besoin d’un p’tit coup de pinceau et d’un peu plus d’investissement de ma part.
Mais, comme pour ma paire de ski, je suis bien contente de l’avoir quand le coeur m’en dit. Mes skis ne sont pas neufs, mais ils m’apportent beaucoup de bonheur quelques fois par année!
J’avoue, par contre, être très tentée d’effacer certains billets et de faire du ménage dans mes anciens billets. Genre, même blogue mais nouvelle édition. J’hésite toutefois à tout balancer et à repartir sous un autre nom. J’assume la personne que j’étais en 2006, avec ses forces et ses dérives!
Les blogues éphémères, je réfléchis encore. Il faut croire que ça touche une corde sensible.
Avec les blogues, il y a aussi l’anonymat. Un anonymat auquel je n’ai jamais cru et que je ne crois pas. Éventuellement, on finit toujours pas savoir qui est qui et cela ne peut être que temporaire.
Cacher son nom, nous permet de traiter de certains sujets ou de se découvrir soi-même mais au fil du temps, on a besoin de sortir du placard.
Puis, on se demande ensuite s’il est pertinent d’ouvrir un blogue pour chaque aspect de sa personnalité: un blogue littéraire, un autre auto-fictif, puis un autre plus pamphlétaire, etc.
Le choix de Madame Unetelle m’empêche souvent de bloguer. Son autodérision, sa quête de sens ne me rejoignent pas toujours. Parfois le bonheur ou la déprime sont trop fort pour elle. Le personnage ne supporterait pas!
Et lorsque je blogue loin de cette “ligne éditoriale”, je le regrette toujours. J’ai là un billet hors sujet, qui rejoint certainement un tout autre public! Souvent, je me dis que je suis ailleurs. Que Madame Unetelle a fait son temps. Et si elle revenait? Quel espace aurait-elle?
Réflexion faite, je laisse mon blogue trainer et quand le coeur m’en dit et que ma vie me le permet, je blogue. J’ai trop vu de grand départ “officiel” revenir quelques temps après.
Chère Madame Unetelle à qui je me permets de répondre une fois pour les deux commentaires ma foi fort intéressant.
Une chose apprise depuis que j’ai commencé à bloguer: l’anonymat est possible à garder, tant que le blogueur en a le réel désir. Parfois on fait un exprès, on fait un clin d’oeil de façon à être découvert mais sinon, c’est bien possible de rester anonyme. Peut-on dire n’importe quoi sous prétete d’être anonyme? Je laisse ma conscience me le dire, et la conscience est un truc assez élastique chez l’humain.
Autre chose apprise, le choix éditorial est une barrière que le blogueur se fabrique. Le blogueur s’en voudra d’y avoir dérogé, de s’être laissé aller, mais rarement les lecteurs s’en appercevront, au contraire ils apprécient souvent découvrir plus le blogueur.
L’entretient de multiple blogues est une entreprise de fou qui demande beaucoup de temps et si ça peut être évité c’est selon moi une bonne chose. De là la grande utilité des catégorie et des flux RSS propres à chaque catégories de billets. Chose que je n’ai pas ici (on blâmera ma paresse pour ça)…mais que j’aime retrouver ailleurs.
Les départs officiels, pour qui à vraiment la piqure du blogue, se soldent en effet bien souvent par un retour, parfois sous un nom différent, mais qui en général se font dans un même créneau, un même cercle. On s’attache à un groupe et il est difficile de revenir sns aller faire un signe à cet ancien groupe.
Je crois qu’à la base (pour éviter l’éphémère justement), le blogueur (euse) doit avoir une certaine passion pour l’écriture, peu importe qu’il parle de courses de fourmis
ou autre.
Plusieurs ont embarqué dans le trip du blogue parce que c’était la “saveur du moment”, sans vraiment avoir d’intérêt pour la rédaction ou quelque chose à dire qui valait le coup. Depuis plus de 5 ans que je lis des blogues, ceux que je continue à suivre sont les passionnés des mots qui me font sourire, rire ou réfléchir. J’ai la nostalgie de certains qui ne sont plus là, mais il y a toujours de nouvelles plumes à découvrir. Ça fait partie du plaisir!
Je suis tout à fait d’accord Epicure. Il faut avoir “la flamme” sinon, comme dans n’importe quelle vague, on s’éteint assez vite!
Je pense comme Epicure que pour maintenir un blog(ue) il faut aimer écrire. Beaucoup de gens commencent un blog et ensuite n’ont pas un vrai désir de continuer: ils aiment l’idée mais ils n’aiment pas le travail ou ils ne trouvent plus rien a dire.
A mon avis, ce n’est pas le Web qui est éphémère, c’est les gens, surtout les jeunes. Ils sautent vite à autre chose; ce qui est “cool” cette semaine ne l’est pas la semaine prochaine.
Prenez mille blogueurs et vous entendrez mille raisons différentes pourquoi ils bloguent. Nous avons tous notre rengaine et notre rythme d’écrire. A vrai dire, je ne suis pas entièrement sûr pourquoi je blogue mais je sais que cela me manquerait si je cessais.
SilverTiger, c’est ça oui, ce sont les gens, l’approche, le traitement qui donnent au contenu web sont titre d’éphémère. C’est notre désir de nouveauté mais aussi d’instantanéité.
Tu n’es pas certain des raisons qui font que tu blogues mais tu blogues! On est plusieurs comme ça je pense!