Je pense pas qu’il soit parti sans se faire un peu de peine. La ruelle étroite comme les canaux du coeur, les bruits qui rebondissent sans se perdre sur des toits de tôles et des frontières de briques, un coin où les choses comme les sons pouvaient pas se perdre. Je pense pas, finalement, qu’il soit parti sans chigner un peu.
C’est peut-être parce que la cour derrière la vieille place de 110 ans. Peut-être parce que les feux à se faire le sang-froid jusqu’à le rendre assez chaud pour les nuits de vernis. C’est peut-être aussi la voisine. La madame aux Fleurs, aux mots de lettres et aux seins libres et quinquagénaires qui parlent de Proust comme on élève les cochons.
À moins que ce soit le peuple huron, avec ses volontés de rester aussi fort que les envies de partir, à mourir entre les traditions et les époques qui reviennent. Ou bien c’est du coeur, simplement, celui trouvé comme ceux cherchés pour pas crever seul au pied des chutes à même pas espérer des pompiers.
Je pense pas qu’il soit parti sans se faire un peu de peine. La peine des mots qui viennent avec les cris et les chants des oiseaux, cet animal un peu femme dont le strident et la musique ont la même valeur aux oreilles de l’homme. Je me demande s’il aura la même gueule pour Québec que la fois où il est arrivé pour rester, triste et arriviste, comme on le fait chaque fois dans le coeur des femmes.
Je pense pas qu’il soit parti sans un peu de peine. Sans sa rengaine, sa haine, l’haleine des nuits blanches et des autres d’amour, je pense pas qu’il soit parti, autrement que pour cette celle à qui on fait blanchir les étoiles, puis un peu de lune.
_____
C’t'ait l’alcolo.









Ils me manquaient tes mots, comme ça. Tu re-squatte chez moi quand tu veux, et même pas besoin de rabaisser le siège de toilette.
Je suis tellement juste pas toujours prêt à en payer le prix, des mots je veux dire. Ils sont si pas gratuits, si chers. Si durs à gagner.
Mais tout simplement beaux…
Hein?
Ça se traduit en: On déménage pis ça me fait un ti kekechose.
Ah ok, VOUS déménagez.. mettons que le texte m’a laissé croire autre chose.. fiouuuuuuuu!